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Comment se poser en paix et vivre la présence sans effort


Et si la paix intérieure ne demandait pas d’effort ? Dans cette transcription de mon deuxième podcast, découvrez comment être là, simplement, grâce à la présence sans effort qui apaise le mental et libère de la tension nerveuse.


Comment se poser en paix dans une présence sans effort


Je vous invite à juste... être là.

Là où vous êtes, dans la nature ou chez vous...

... là, vous vous posez. Vous vous mettez en pause.



1/ Poser le corps


Physiquement d’abord : 


Asseyez-vous vraiment, posez votre corps.

Mieux, déposez votre corps. Lâchez-le.

Dans une posture droite mais détendue.

Une fois posé et déposé, laissez-le peser.

Sentez son poids. Respirez avec lui. Vibrez avec lui.

Posez-vous avec lui et à travers lui.

Il est en pause, immobile... suivez-le, prenez exemple sur lui.


Je vous invite dans cet épisode à NE PLUS FAIRE D’EFFORT !

Ne plus chercher à faire quoi que ce soit, si ce n’est juste ÊTRE LÀ, ici et maintenant.

PRÉSENT.E au présent ! 


Physiquement, c’est déjà fait : votre corps matériel, lui, est posé, immobile, extérieurement détendu. Il peut y avoir une tension nerveuse, une oppression intérieure sous-jacente... ou bien trop de pensées dans votre tête, le mental en surchauffe... mais profitez pour l’instant, quelques instants, du calme en surface extérieure. Goûtez encore l’immobilité de votre corps, en contraste avec votre éventuel inconfort ou agitation intérieure.


Votre corps lui ne bouge pas, laissez-le vous plomber sereinement, telle une ancre de bateau qui va se fixer dans les paisibles profondeurs.

Pas d’effort, juste le corps.

Le corps posé, le corps déposé, le corps respiré.


[Pratique complémentaire : vous pouvez aussi sentir votre corps de l'intérieur comme décrit dans ma vidéo YouTube "Sentez !" : https://youtu.be/e22Ld2nWYrw ]



2/ Se détendre grâce à l'extérieur


Bien... maintenant, ainsi ancré.e physiquement, je vous invite à ouvrir les yeux si vous les aviez fermés, et à continuer avec les yeux ouverts.


Y a-t-il un problème qui vous menace à cet instant dans votre environnement, une source de stress extérieure ?

Probablement non, sinon vous n’auriez pas commencé cette pratique.

Par contre, si vous sentez toujours une forme de stress intérieur, notez encore le contraste.


Là où vous êtes, dans votre salon ou dans la nature, uniquement selon ce que vous voyez avec vos yeux physiques, en cet instant, rien ne vous agresse, rien ne vous oppresse.

Fiez-vous donc juste pour le moment à vos yeux et à vos sens physiques.


S’il y a stress ou inconfort en vous, il est intérieur. Il n’est certes pas irréel, il existe, mais il n’a aucune substance matérielle, alors utilisez cela à votre profit :

Ancrez-vous en conscience à l’extérieur !

Ainsi vous nourrissez moins le stress intérieur, et la pression interne s’amoindrit.

L’inconfort intérieur perd de sa force dans le silence ou le calme extérieur.

Goûtez cet allègement. 


Revenons au champ visuel, ce que vous voyez.


Rappelez-vous : pas d’effort ! Donc ne cherchez pas à faire de la ”pleine conscience” en observant attentivement ce que vous voyez, en portant votre regard sur tel objet puis tel autre... Non, zéro effort, donc pas d’effort d’attention mentale, pas de concentration !


Cela signifie que vous n’imposez aucune contrainte à votre regard ; vous le laissez libre, défocalisé ou dans le vide.

Vous ne fixez rien en particulier, tout en restant conscient.e de votre champ visuel.

Vous savez ce qui vous entoure, sans pour autant y prêter attention.


Restez quelques instants dans cette présence consciente non attentive...

Sentez-vous que cette présence ne demande pas d’effort de votre part (au sens habituel du terme), qu’elle n’est juste qu’une ouverture, une disponibilité intérieure ?

Et dans cette ouverture disponible, êtes-vous plus ou moins en paix intérieure ? ...


Voyez que cette paix naît de l’accueil des choses, et non du fait de les refuser et rejeter.


Refuser, c’est rejeter ce qui est là, mais comme c’est quand même là, cela vous demande un effort intérieur pour ne pas l’accepter, une lutte, et c’est pour cela que vous n’êtes jamais en paix lorsque vous ne savez pas recevoir les choses. Ce refus intérieur est non seulement totalement stérile (il ne fait pas disparaître ce qui est là) mais profondément épuisant, puisque malgré tous vos efforts vous ne pourrez jamais empêcher ce qui est là d’être là. Votre seul pouvoir, c’est "qu'est-ce que j’en fais ?", pas ”cela ne devrait pas exister" ! Alors vous vous mettez en mouvement, au lieu de vous tourmenter. Alors vous agissez, positivement, au lieu de réagir, négativement.


Allons plus loin, pour approfondir et ancrer en vous ce nouveau regard, cette façon de voir sans effort :



3/ Détendu.e dans la vision (regarder sans tension)


Ouvrez un peu plus grand vos yeux, pour être maintenant plus conscient.e du contenu de tout votre champ visuel, mais continuez à ne toujours rien fixer en particulier. Votre regard n’est plus dans le vide, mais il reste mobile, sans attache attentive.


Quand votre regard se fixe avec attention sur un objet particulier, c’est un peu comme un pointeur laser qui se pose sur l’objet. Là je vous invite à élargir le faisceau, grossir la taille du pointeur jusqu'à atteindre la taille de tout ce que vous voyez, tout votre champ visuel. Vous seriez toujours capable d’observer, par un effort d’attention, un objet précis de votre champ visuel, mais vous restez désengagé.e pour le moment, dans une vision générale qui englobe tout votre champ visuel.


Et maintenant, dans cette vision englobante, questions :


Avez-vous besoin de faire quoi que ce soit pour voir ?

Avez-vous besoin de faire un effort d’attention pour juste voir ?

Voir, simplement voir, nécessite-t-il une tension de votre part ?


Je vous parle juste du fait d’être capable de voir, de la simple vision, pas de scruter ou d’examiner dans un but précis et particulier, juste de voir et d’être conscient.e d’un vu.


Avez-vous besoin de faire quoi que ce soit pour cela ?


Non, il n’y a rien à faire pour voir, aucun effort mental nécessaire, la vision (le fait de voir) se fait toute seule ! À partir du moment où vous avez les yeux ouverts, c’est vu ! La vision se produit d’elle-même. Vous voyez, même sans chercher à voir !


Cela risque de vous surprendre, tellement nous sommes habitués à y mettre toujours inconsciemment une tension nerveuse. Car la plupart du temps, on cherche à voir quelque chose, on cherche du regard ! Et on cherche souvent du regard quelque chose pour nous stimuler, par les pensées, sentiments ou émotions que cela va susciter en nous.


Pensez par exemple à ce que vous faites quand vous vous ennuyez seul.e dans votre salon - c’est le même processus : vous allez chercher du regard quelque chose pour vous donner une idée pour vous apporter du plaisir immédiat ! Vous investissez alors un des objets de votre champ visuel du pouvoir de vous apporter ce plaisir, que ce soit un objet particulier qui vous rappelle un bon souvenir et va vous replonger dans le passé, ou un objet connecté qui vous appelle avec insistance à se saisir de lui pour y trouver une nouvelle stimulation.


Ce n’est pas un processus foncièrement malsain, s’il n’est que ponctuel ou dure peu de temps, sauf que la plupart du temps aujourd’hui c’est devenu une addiction, une stratégie de distraction par un divertissement pour continuer à solliciter le mental et l’ego. Nous ressentons bien pourtant que ce n’est pas cela qui va vraiment nous aider à nous poser et à nous détendre vraiment, que cela alimente au contraire la tension intérieure...


Revenons à notre pratique : 


Là, maintenant, dans votre salon ou dans la nature, pour une fois, laissez donc ce que vous voyez s'imposer simplement à vous, sans le chercher du regard, ou sans vouloir l'attraper du regard. Car c’est inutile : ce que vous voyez vient à vous naturellement, vous n’avez pas besoin de faire un effort pour le capter avec votre regard.


Laissez donc votre vision se détendre et faites l’expérience de la vision qui est juste réception.

Ça vient à votre œil sans besoin de tendre l’œil vers ça !


D’ailleurs, c’est scientifique : même si quelque chose est au loin, vous le voyez toujours ici, là où vous êtes (la lumière diffusée par l'objet parvenant à vos yeux), donc inutile en général de scruter ou d’observer en y mettant de la tension nerveuse ; voir suffit, car tout vient à vous.


C’est la clé de la détente nerveuse !


Si vous tendez l’œil, vous vous tendez !


On pourrait dire :

Voyez sans regarder !

Ou alors : regardez, observez sans scruter !


Non seulement c’est possible, mais c’est tellement plus léger intérieurement de vivre les choses ainsi !


Et cela fonctionne avec tous les sens :



4/ Détendu.e dans l'audition (écouter sans tension)


Si vous ne vous bouchez pas les oreilles, avez-vous besoin de faire quoi que ce soit pour entendre ? Non. Les sons eux aussi s’imposent naturellement à vous.


Pouvez-vous entendre sans écouter ?

Ou alors écouter sans tendre votre attention ?


Faites-en l’expérience maintenant :


Soyez conscient.e des sons que vous entendez, mais ne vous y attachez pas, ou ne cherchez pas à vous y attacher.


Laissez ces sons être tels qu’ils sont, plutôt que d’y réagir ou vous y accrocher.


Vous les entendez, ils sont là, vous ne pouvez pas empêcher leur audition, même s’ils ne vous plaisent pas ; par contre, vous avez le pouvoir de les écouter ou non, [c'est-à-dire] de leur donner de l’importance ou non [par rapport au reste du champ auditif].


Si un son vous accroche (un bruit qui vous dérange par exemple), ressentez alors combien il vous attire ou aspire hors de vous, combien il vous déconcentre, et donc vous décentre. Voyez comme votre attention part alors vers le son ou le bruit, et vous vous retrouvez à l'écouter même si vous ne le voulez pas, même si l’écouter vous est désagréable.

Si cela vous arrive, essayez d’abord d'accueillir ce son de là où vous êtes. Ne lui résistez plus. Que le son vienne à vous et non l’inverse ! (Ce qui est encore une fois scientifiquement le cas.)

[Puis revenez au champ auditif global, où ce bruit n'est qu'un son parmi tous les autres. ou au milieu du silence de fond.]


Il est bien sûr souvent important ou agréable d’écouter, mais pouvez-vous alors écouter sans tendre l’oreille [outre mesure] ? Car le son arrive de toute façon à vos oreilles ! Vos oreilles reçoivent les sons sans effort, alors pourquoi rajouter un effort ?

[L'astuce consiste à écouter le son particulier sans perdre contact avec le paysage sonore global, de la même façon que l'on peut regarder un objet sans perdre de vue les autres du champ visuel, du fait de la vision périphérique.]


Dès que vous tendez l’oreille, [vous tendez votre attention et] vous vous tendez !

Vous générez alors de la tension nerveuse.

Si c’est juste pour quelques instants, ce n’est pas un problème, mais si vous le faites inconsciemment très souvent ou tout le temps, ce stress récurrent ou permanent vous épuisera.


Tout l’objet de cet épisode est de vous sensibiliser à cette énergie que vous gaspillez et perdez inutilement au quotidien, faute de l’avoir conscientisée.


Pensez à un troisième sens : l’odorat. L'odorat fonctionne exactement de la même façon que la vue et l’ouïe. Pourtant, si vous sentez depuis votre canapé le parfum d'une fleur sur votre table, vous savez bien mieux que vous la sentez ici, au niveau de vos narines, et pas là-bas, sur la table. C’est pourquoi l’odorat (de même que le toucher et le goût) est un sens moins problématique quant à sa faculté de vous décentrer. Nous ne mettons pas de tension nerveuse pour sentir une odeur.


Apprenons donc à éprouver la vue et l’ouïe comme l’odorat :


Voir sans regarder (ou regarder sans scruter).

Entendre sans écouter (ou écouter sans tendre l’oreille).



5/ Vivre la présence sans effort au quotidien


Par cet épisode, j’ai voulu vous montrer comment vous pouviez vous poser en paix, dans une présence sans effort, qui ne génère pas de tension nerveuse.


Nous avons beaucoup moins d'efforts à faire pour vivre au quotidien que nous le pensons. Il y a énormément de choses que nous pouvons faire de façon beaucoup plus détendue que nous le croyons. Rien ne presse sauf le stress ! Il suffit de voir en nous la tension que génère trop d’attention pour se remettre davantage dans une position d’accueil, dans une attitude de réception.


Soyez en cela comme les enfants ! Accueillez simplement l’impression de vos sens et vivez-la tranquillement en vous, sans chercher à vous en emparer.

Vous recevez, mais vous ne saisissez pas. Ou au moins pas si vite qu’avant[, pas autant qu'avant].

Recevez plus, saisissez moins !


Essayez d’appliquer cela les prochains jours, [pas seulement au repos mais aussi dans vos activités de la vie quotidienne,] et voyez la différence sur votre niveau de stress général.


Je n'ai pas ici abordé les pensées, et la tension mentale qu’elles génèrent aussi. Ce sera pour une autre fois. Mais cette pratique de présence aux sens sans effort devrait déjà grandement vous aider à apaiser votre discours mental intérieur. Vous pouvez aussi l’appliquer directement à vos pensées, car le processus est le même :


Accueillir sans saisir,

pour ne pas créer et nourrir de tension nerveuse dans une attention crispée.



Cet article [hors notes entre crochets] est la transcription de mon deuxième podcast :



Cette pastille de conscience dans la présence à vos sens vous a-t-elle détendu.e ?

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